En 1949, sur les conseils de son père, Jean-Paul rencontre André Brunot, ami de la famille et acteur de renom, afin d'avoir un avis « objectif » sur les capacités de Jean-Paul pour le métier de comédien. Jean-Paul lui récite une fable de La Fontaine, « le savetier et le financier », échec cuisant mais constructif car c'est en fait une véritable motivation. Jean-Paul s'inscrit au cours Raymond Girard, ex-directeur des études classiques de l'odéon. Il remporte un vif succès aux épreuves de sélections en interprétant les personnages de Don Diegue et du Comte de la pièce « Le cid », classique entre les classiques. Par la suite il intègre le conservatoire en auditeur libre et suit les cours du célèbre Pierre Dux. Celui-ci n'accorde d'ailleurs aucune crédibilité au talent de Jean-Paul du principal fait de son physique « anti-jeunes premiers » de cette époque et déclare alors à l'époque que avec la tête qu'il a, il ne pourra jamais prendre une femme dans ses bras car ce ne serait pas crédible!!!
Un jour, dans un concours, il donne une représentation de "Mon amour et Piao" qui fit un triomphe, le public l'acclame mais le jury le boude et lui offre un simple accessit car les spectateurs riaient tellement que l'huissier avait du intervenir à plusieurs reprises. Jean- Paul fut fâché et voulu partir mais ses potes l'ont attrapé et l'ont porté en triomphe sur la scène. Delà, il fit un saut en l'air et lorsqu'il retomba, il fit un bras d'honneur au jury.